Interclubs 2010

1ere journée Interclubs 2010

Ah les interclubs !!!

Comment réussir cette alchimie compliquée qui consiste à réunir le même jour au même endroit des athlètes, qui, même s’ils sont tous du même club ont des parcours, pas vraiment opposés, mais parfois totalement différents.

Pour ces 2 occasions, il faut convaincre, rassembler, fédérer une population qui souvent ne fait que cohabiter sur le stade, sans vraiment se connaître. Pas facile, voire difficile ou très difficile, mais pas totalement impossible puisque une fois de plus cette année cela a été réalisé, pour la première journée.

Grace à la force de persuasion des uns, à la bonne volonté des autres, ou au volontarisme forcené, mais fort agréable, de certains, tous les postes sont occupés, même le banc des remplaçants est garni. Sans oublier ceux et celles qui ne sont pas athlètes ce jour là et pas remplaçants non plus. De crainte d’en oublier, je préfère ne pas les citer nommément, mais qu’ils et elles en soient chaleureusement remerciés.

Mais que ce fut difficile de combler certains espaces vides, à l’instar de la marche ou cela a senti le 0 pointé jusqu’au samedi après-midi. Il nous manquait une fille. Heureusement, happy end, Estelle qui avait de toute façon prévu de prendre ses baskets, juste pour le cas où, s’est proposée pour le poste de 2e marcheuse. Ouf… Merci !!!

La cohésion a été sans précédent. Pour la première fois dans les annales du club, le bus était archi complet. En plus je n’exagère même pas. Quelque soit l’âge, la fonction, la discipline d’origine, officiels, pistards et routards étaient dedans. Cela mérite d’être souligné car je ne me souviens pas que cela soit déjà arrivé. Tellement plein ce car, qu’il a fallut utiliser 2 voitures. A quand un 2e car, cela nous permettrait peut-être d’emmener un peu plus de supporters.

Tout cela pour dire que pour l’occasion nous retrouvons dans nos rangs de jeunes cadets et cadettes qui rongeaient leur frein depuis longtemps, en attente d’avoir le droit de venir jouer dans la cours des grands, des athlètes un poil à contre emploi comme Quentin, notre spécialiste du 800m qui fait tout son possible au Javelot, ou Maryse qui passe aussi de la piste à la Perche, sans oublier le duo qui se voit infliger la pire punition qu’il soit : courir le 3000m steeple. Là on peut vraiment dire merci Seb’ et Florian. J’arrête là l’énumération, mais les exemples foisonnent.

L’équipe compte aussi son lot de vétérans issus de la course sur route. Ah les vieux… Population en voie de disparition dans l’équipe, mais qui fait encore un peu de résistance, et de fort belle manière. J’ai presque envie de décerner 2 palmes ; honneur aux femmes, la première palme à Marie-Annick (notre V…. dont on taira le N° après le V) qui inlassablement assure la marche pour l’équipe et Jean-Louis notre nouvelle recrue de la saison qui, bien qu’il ait couru le marathon de Nantes une semaine avant est venu concourir sur le 5000m.

Pour 2 fois dans la saison Pistards et Routards réunis avec des objectifs communs ; faire plaisir au club, se faire plaisir, réaliser une bonne performance, éviter un 0 au club.

Du côté des 0, mission assurée, aucun 0 potentiel au départ. Et aucun 0 à l’arrivée. Contrairement à d’autres clubs, nous n’avons été sujets à aucune disqualification pour faux départ ou témoin mal transmis ou je ne sais quelle autre erreur possible. Pas de raté dans les épreuves à « essais ». Ouf !!! Pas de pénalités non plus pour un défaut de juge. Un juge absent coûte 700 points de pénalité sur le total de la journée. C’est donc le moment de les remercier vivement. Bref presque une journée idéale. La preuve en est que nous battons à nouveau notre record de points avec une nouvelle barre à 42583.

Presque idéale… Eh oui presque… Ce total nous place en 9e position de tous les clubs N2 de notre zone géographique. Et du coup nous « ratons » la poule de montée pour une poignée de points (moins de 70). Grrrrrrr. Dommage mais bon, soyons patient, un jour cela viendra. De là à vraiment jouer la montée…

Une journée comme celle-là laisse tout de même le sourire aux lèvres. Comme pour Olivier qui remplace au pied levé Rémy, blessé au bras. Au pied levé, normal, dirons certains pour quelqu’un qui doit courir le 100m (je sais c’est un jeu de mot à 2 balles, mais bon je n’ai pas résisté). Certains vont se souvenir un bon moment de cette journée, surtout ceux qui vont gentiment se faire charrier pendant …. Au moins les 20 prochaines années. Là aussi 2 palmes à décerner à égalité de points. La première pour l’inénarrable Mika, jeune recrue du club, grande gueule et qui a réussi le tour de force de courir les ¾ de son 3000m avec les 2 lacets dénoués. Bravo Mika, nous allons dorénavant faire comme avec les poussins le matin des cross : « Mika, tu as pensé à faire un double nœud ??? ». La 2e palme à Jean Charles, alias JC, nouvelle recrue du club aussi. Ah les nouveaux on les aime bien. Donc, notre JC, c’est le notre et on ne le lâchera pas, a réussi le tour de force, lors du 4*400m, à courir près de 150m dans le couloir 3 alors qu’il était le 3e relayeur. JC, il va falloir apprendre à te rabattre un peu plus vite que cela au couloir 1. Bon, ce coup-ci nous te pardonnons, même si le relai rate d’une microscopique poignée de dixièmes de secondes le record du club.

Pour une fois l’infirmerie ne se remplit pas trop. Même si c’est toujours trop. Rémy blessé au bras avant la course qui a du laisser sa place. Il y a aussi ceux qui serrent les dents quoiqu’il arrive. JR en fait partie, lui qui se blesse à nouveau durant le 110h haies et termine vaille que vaille. Et puis Marion, qui bien que souffrant d’une tendinite au genou a tenu à tenir son rang sur le 3000m.

Dans la course à la meilleure performance du jour, les lauriers reviennent « encore » à Sandy qui engrange pour nous 901pts. Rassure-toi Sandy personne ne t’en voudra de truster une fois de plus la première place de notre classement virtuelle. Tu es même autorisée à continuer. Charge aux autres, roses ou choux, d’aller te déboulonner.

Dans l’après midi nous avons vécu l’un des moments les plus intenses et les plus attendus de cette journée : la confrontation Natacha/Karen VS Manuela Montebrun. Si, pour le concours masculin du marteau la foule des grands jours n’étaient pas au rendez-vous, pour celui des femmes il n’en a pas été de même. On se serait cru au meeting du stade de France. Pas moins de 200 personnes étaient agglutinées pour assister à ce match incroyable. Bon, côté performance, pas la peine de faire durer le suspense, Manuela a réussi à vaincre notre doublette. Par contre, côté encouragements, là, y’a pas photos, victoire du CAC, plus de bruits et de cris, c’étaient franchement impossible.

Il est impossible de se rappeler de tous les concours, toutes les anecdotes, heureusement, depuis que le club a investit dans une caméra vidéo, celle-ci commence à rendre service. Et pour le coup, un certain Nicolas, alias Niko (le notre rien qu’à nous, pas celui des Français) a filmé une bonne partie de ces exploits. Faut reconnaitre que même si c’est un peu « tremblé » comme films (la faute au matériel acheté qui est juste du matériel d’amateur), les commentaires valent leur pesant de cacahuètes. A découvrir donc, ou redécouvrir, bref à conserver.

Avant d’en terminer, je vais décerner une dernière palme à celle que Gérard, notre président, entraîneur, juge, qualifie d’athlète la plus polyvalente. Tellement polyvalente qu’il aurait voulu pouvoir la positionner plus que les 2 fois que l’y autorise le règlement. Qui sait de qui je parle ? Tic, tac, tic, tac… Ding dong et la réponse est ….. Karen. Tout le monde à envie de dire : « elle est super, Karen ». Mais comme c’est encore une fois un très mauvais jeu de mot, je ne m’y aventurerai pas. Et bien voilà, c’est Karen, perchiste à ses heures, lanceuse de marteau à d’autres moments. L’exemple typique de l’athlète à contre emploi qui ne fait aucune de ses disciplines de prédilection aux interclubs. Donc mention spéciale pour elle.

Voilà bien une journée comme je les aime, remplie, réussie, gaie. Encore quelques entrainements, quelques ajustements et tout ira pour le mieux. Comme le disait en son temps un certain BOILEAU (non nous n’avons pas été en classe ensemble) : « Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage : Polissez-le sans cesse et le repolissez ; Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. », voila une bonne maxime qui pourrait être en partie la devise de nos athlètes.

Rendez-vous d’ici peu.